18 mai 1944 – 18 mai 2025
Aujourd’hui, nous nous souvenons.
Le 18 mai 1944, Émile Chanoux tombait sous la torture, assassiné pour ses idées, pour sa fidélité à la liberté, pour sa foi dans le peuple valdôtain et dans l’Europe des peuples. Il avait 38 ans.
Juriste, résistant, fédéraliste visionnaire, Chanoux n’a jamais cessé de croire à la possibilité d’un monde fondé sur la justice, l’autonomie et la paix. Son combat ne fut pas seulement politique : il fut existentiel, enraciné dans la terre, la langue, la culture d’un peuple alpin.
«Pour un peuple, comme pour un individu, ne plus garder son individualité, c’est mourir.»
Cette phrase, écrite en pleine guerre, reste un socle.
À l’heure où l’on tente souvent d’effacer les racines sous les promesses creuses de l’uniformité, le message de Chanoux est plus actuel que jamais. Il nous rappelle que l’identité n’est pas repli, mais promesse. Que l’autonomie n’est pas privilège, mais responsabilité. Que résister, c’est parfois simplement continuer à croire.
Nous ne déposons pas seulement des fleurs.
Nous relevons le flambeau.




